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La préhistoire
La présence des premiers hommes, en Lorraine, remonte à une centaine de milliers d'années. Ils y trouvent des forêts pleines de gibiers, des rivières poissonneuses et des côtes ensoleillées qui leurs permettent de bien se protéger. Sur les collines Sainte-Croix à Metz, sur la butte de Vaudémont, actuelle colline de Sion ainsi que sur le Mont Hérapel, près de Forbach, plusieurs tribus se sont installées. Cette très longue période d'environ 300 000 ans est divisée en deux grandes parties : l'âge de la pierre et l'âge des métaux.
Dans la région de la Seille, les hommes chauffent l'eau salée de certaines sources pour en obtenir du sel qui sert de moyen d'échange. Le fer et le sel sont à cette époque les deux grandes richesses de la Lorraine. |
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Les Celtes
Au troisième siècle avant Jésus-Christ, trois tribus celtes, s'introduisent en Gaule et s'installent en Lorraine. Les Leuques au sud, les Trévires au nord et les Médiomatriques au centre. Pour se défendre des Germains, ils établissent de véritables forteresses sur les hauteurs. Les principales Oppida, villes fortes, sont Divodurum, capitale des Médiomatriques, située sur la butte de Sainte-Croix et Tullum, capitale des Leuques, située à Toul. En 58 avant J.-C, ces tribus sont dans l'obligation de faire appel aux Romains pour vaincre les Germains. Du coup, les Romains occupent définitivement la région. |
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Les Romains
La Lorraine connaît une grande période de paix et de prospérité durant quatre siècles. Les Romains apportent au pays un réseau routier serré. La Moselle est alors sillonnée de bateaux chargés de vin, de céréales, de pierres et bien sûr de sel. Ils sont également de grands bâtisseurs. Les ruines des Arches de Jouy sont un bon aperçu de leur génie. Divodorum qui plus tard deviendra Mettis (d'où le nom actuel de Metz) est la principale ville de la Gaule romaine. |
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Les Huns
C'est en 451 que les Huns franchissent le Rhin. Cette nouvelle invasion ruine le pays. La misère règne partout et il n'y a plus de gouvernement. Clovis étend bientôt son pouvoir vers le nord-est puis s'empare de Verdun. Il se bat contre d'autres envahisseurs, les Alamans.
À la suite de toutes ces invasions, Francs et Alamans vivent mêlés aux Gallo-Romains. À partir de ce moment, deux langues sont parlées dans ce qui va devenir la Lorraine ; la langue germanique dans le nord et une langue qui deviendra le français dans le sud. Ces deux langues qui ont subsisté jusqu'à nos jours, tendent à disparaître. |
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Les Carolingiens
Le fils de Charles Martel est Pépin le Bref, et le fils de celui-ci, Charlemagne. Ce dernier donne ainsi son nom à la nouvelle dynastie, les Carolingiens. Il aime cette région et réside très souvent dans sa villa de Thionville. Grâce à lui, Metz connaît une véritable renaissance. La ville est célèbre pour ses écoles d'où sortent de très beaux manuscrits. |
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La féodalité
La féodalité qui s'étend à toute l'Europe, prend pied en Lorraine plus tard qu'en France ; les empereurs germaniques sont très énergiques afin de maintenir l'autorité du pouvoir central. C'est seulement vers l'an mil que débute le régime féodal en Lorraine. |
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L'unification
Au début du XVe siècle, la Lorraine est divisée en trois états, bien souvent rivaux : le Duché de Lorraine, sur lequel règne Charles II, le Duché de Bar, administré par le cardinal Louis de Bar et le Comté de Vaudémont, gouverné par Ferry Ier. Pourtant, ces trois états, tant opposés par des guerres fratricides, se fondent en une seule et unique Lorraine. |
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La guerre de Trente Ans
Le roi de France, Louis XIII, prend Richelieu pour ministre en 1624. Cette année là, Charles IV, neveu et gendre du Duc Henri II, hérite du pouvoir ducal. L'un veut la grandeur de la France, tandis que l'autre souhaite l'indépendance du Duché. Richelieu exige alors être maître des routes conduisant en Alsace et au Rhin. Ces routes traversent la Lorraine et le Duc se doit d'être un allié docile. Mais cette docilité mène à la perte de l'indépendance...Malgré la disproportion des forces, Charles IV résiste au ministre. Mais ce jeune Duc inconstant impose une politique incohérente qui fait vivre à la Lorraine ses plus sombres jours. La guerre se poursuit, la famine pousse les paysans vers les villes et les armées, en se déplaçant, propagent une terrible maladie, la peste. Des milliers de personnes errent à travers les campagnes et meurent faute de nourriture. Plus de la moitié de la population disparaît à la suite de toutes ces calamités. Un siècle sera nécessaire à la région pour retrouver le nombre d'habitants d'avant la guerre de Trente Ans. |
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La Révolution
Depuis 1648, les Trois Évêchés sont officiellement français comme l'est également le duché de Lorraine depuis 1766. Comme partout en France, les Lorrains souffrent d'inégalités sociales et d'entraves au libre commerce. Le 14 juillet, les Parisiens prennent la Bastille et la " Grande Peur " circule dans le pays. Elle se limite à quelques manifestations paysannes dans la région de Sarreguemines et de l'abbaye de Haute-Seille. L'assemblée Constituante, dans le but de faire disparaître l'esprit régional, partage le territoire en 83 départements. Désormais, la Lorraine en compte quatre : la Moselle, la Meurthe, la Meuse et les Vosges. |
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L'industrialisation
Le charbon est exploité en Lorraine sous Napoléon 1er. Les mines s'étendent dans la région de Forbach-Saint-Avold-Boulay. Elles sont les plus modernes de France et sortent plus du quart de la production nationale.
Vers 1850, l'emploi du coke dans les hauts-fourneaux transforme la métallurgie. Le développement est très rapide jusqu'en 1870. La moitié des ouvriers de la Moselle travaillent dans les forges (14 000 sur 28 000, dont 7 000 chez De Wendel). La richesse de la Lorraine en charbon et minerai de fer attire ainsi, d'autres industriels qui fondent des usines. |
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Les guerres
Le 19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Les batailles de cette courte guerre se déroulent principalement en Lorraine et vont déchirer la région. Après la signature du traité de Francfort, une partie de la Lorraine devient Terre d'Empire et placée sous l'autorité de Berlin. Commence alors, la germanisation de la Lorraine, avec obligation d'enseigner l'Allemand.
Le 21 février 1916, des milliers d'obus allemands s'abattent sur Verdun et ses environs. Pétain organise alors la défense de Verdun et les soldats appelés " Poilus "résistent. Le 18 novembre 1918, les troupes françaises entrent à Metz au milieu d'une foule enthousiaste qui attend ce moment depuis 47 ans.
Le 3 septembre 1939, au début de la guerre, les Lorrains se sentent protégés par la ligne Maginot. Le 10 mai 1940, Metz, Thionville et Nancy sont bombardées, c'est l'exode...Fin août 1944, l'armée américaine entre en Lorraine et libère Verdun, Épinal et Nancy. Metz n'est libérée que le 19 novembre et toute la Lorraine sort du cauchemar en février 1945. |
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La suite
Afin de réparer les dégâts d'un long conflit, la France a besoin de fer et d'énergie, fournie à cette époque par le charbon. La Lorraine devient très vite une grande région industrielle, attirant des français d'autres régions ainsi que de nombreux étrangers. Après une forte expansion, arrive soudainement la crise et la situation se détériore lentement. La sidérurgie se voit contrainte de fermer de nombreux sites de production. L'industrie du textile, à son tour, subit la crise. Les Lorrains réagissent très vite. La modernisation a permis de sauver la sidérurgie mais au prix de nombreux licenciements, et donc, de beaucoup de chômage. Apparaît très rapidement la nécessité de créer de nouvelles industries. Si le spectre rouillé des hauts fourneaux compromet encore aujourd'hui quelques vallées lorraines, il ne viendra à l'idée d'aucun lorrain de considérer cela comme un tas de ferraille. Ce sont les reliques respectées d'une grande saga industrielle.
Le fait nouveau aujourd'hui, c'est le tourisme ! On lève enfin le pied lorsque l'on passe par chez nous. Et comme le proclame un certain slogan : La Lorraine " c'est la nature grandeur nature ! ". |
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