|
|
 |

 |

|
 |
|
Saint-Nicolas
" Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez-moi des macarons
Des mirabelles pour les demoiselles
Des coups de bâton
Pour les garçons.... "
De son vivant, Saint-Nicolas avait le pouvoir de ressusciter les morts...Un jour il passa chez un boucher qui avait égorgé trois enfants et les avait mis au saloir en attendant de les vendre à ses clients. Saint-Nicolas les retira vivants du saloir, les envoya à l'école et convertit le boucher. Devenu protecteur des enfants et des jeunes filles à marier, on le célèbre dans toute la Lorraine, le 6 décembre, jour de sa fête. Un cortège est organisé dans chaque ville et village de Lorraine. Saint-Nicolas se multiplie comme des petits pains et passe partout en même temps...Est-ce de la magie ? Toujours flanqué de son redoutable " Père fouettard " qui fait trembler tous les garnements présents, il est majestueux dans sa tenue d'évêque. Les chars colorés racontent ses bienfaits, pendant qu'il lance généreusement une pluie de confiseries, le Père Fouettard agite son bâton tentant en vain de gâcher la fête ! |
|
|
|
|
Le Brûlot
Ah ! la confection du brûlot, qu'est-ce que c'est ? Pour bien le réussir, il faut verser lentement et soigneusement, pour ne pas en perdre une goutte, un demi-verre de bonne eau-de-vie dans une soucoupe. Au milieu, on place délicatement, debout, un morceau de sucre dont on arrose la partie supérieure avec l'eau-de-vie. On approche doucement une allumette enflammée du sucre. Suspens ! Au premier contact, rien ; au deuxième, toujours rien ; au troisième contact naît une toute petite flamme bleue, vacillante, et fragile. C'est une flamme qu'il faut alimenter sans la noyer ; mille précautions sont alors nécessaires : retenir son souffle, lui donner une après l'autre, quatre ou cinq gouttes d'eau-de-vie, sans trembler ! Enfin, la flamme est sans danger, elle couvre le sucre, puis la soucoupe. On l'entend crépiter ! On remue doucement l'eau-de-vie en flamme, on attend patiemment que le feu s'éteigne tout seul. On verse alors, le contenu de la soucoupe dans une tasse de café et on déguste à petites gorgées, en léchant les lèvres, ce délicieux nectar, bien d'chez nous ! |
|
|
|
|
Le champs golots
Le soir du Vendredi Saint, depuis des années, les enfants d'Épinal et de Remiremont, viennent faire flotter dans les caniveaux des rues leurs " champs golots ". Il s'agit de toutes sortes d'objets flottants, souvent issus de leurs imaginations. À l'intérieur, ils placent une lumière, bougies ou ampoules et c'est alors une véritable féerie lorsque l'on voit passer à la queuleuleu ces petits objets flottants non identifiés qui viennent annoncer le printemps. Autrefois, les petits accompagnaient leurs golots d'une chanson, souvent en patois, dont le premier couplet commençait ainsi : " Lé chango-lo... ", ce qui signifiait, les champs qui gouttent. Cela faisait référence au sol qui dégèle enfin et aux plaques de gel que le soleil fait enfin fondre. Voici donc pourquoi l'eau s'écoule ce soir là, et plus que d'habitude, dans les caniveaux. |
|
|
|
|
L'Andouille du dimanche
Après avoir saigné le cochon en automne, les paysans du Val d'Ajol fumaient les andouilles au feu de bois avant de les faire sécher tout l'hiver au-dessus de l'âtre avec des bandes de lards. Ces andouilles étaient destinées au repas de Carême. Aujourd'hui, l'essentiel des festivités se passe le dimanche, même si la date a été fixée le troisième lundi de février, selon une ordonnance royale de 1831. Donc, chaque année, cette manifestation draine des milliers de gourmands et de curieux, dans les bars et restaurants de la petite bourgade. Les nouveaux membres de la Confrérie des Taste-Andouilles sont intronisés dans une ambiance rabelaisienne. Ensuite l'andouille peut être dépendue...Chacun peut venir prêter serment en jurant de toujours vanter les incomparables mérites de l'andouille du Val d'Ajol... |
|
|
|
|
La confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie
" Prête moi ta plume pour emplir un pot "...Bar-le-Duc a aussi sa spécialité, et pas n'importe laquelle : la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie !
Autrefois, les groseilles étaient pesées et distribuées aux épépineuses par les fabricants. Ce travail nécessitait un très long apprentissage. Les grappes étaient manipulées délicatement par la queue afin de détacher chaque grain avec une paire de ciseaux. Puis, un à un les grains étaient saisis entre le pouce et l'index par l'épépineuse qui armée d'une plume d'oie taillée en biseau, déflorait la peau du fruit sous le pédoncule et extrayait les pépins sans endommager ni la peau du grain, ni la pulpe. Une bonne ouvrière pouvait ainsi épépiner jusqu'à 4 kilos de groseilles en une journée...
Seules quelques mains expertes sont encore capables d'épépiner ce petit fruit rouge avec l'ancestrale plume d'oie. Et pourquoi se donner tant de mal ? Parce que ce petit trésor acidulé garde ainsi toute sa consistance initiale après la cuisson et devient ainsi une gourmandise incontournable.
Cette délicieuse confiture appréciée par de nombreux chefs d'état, et autrefois par Hitchcock en personne, jouit d'une renommée mondiale. |
|
|
|
|
Verre et cristal
Dès le IIIe siècle, des ateliers du verre existaient en Lorraine, mais ils s'épanouirent à partir du XVIIIe siècle avec Meisenthal, Lemberg, Portieux, Baccarat, Vannes-le-Châtel, Saint-Louis-lès-Bitche. Les arts du feu en Lorraine ne cessent d'évoluer. Le nom de Baccarat y est associé et la ville est une immense vitrine à la gloire du cristal. Toujours exporté dans le monde entier, " le Baccarat " fournit au XIXe siècle les cours royales et impériales en Perse, en Russie, en Allemagne, en Italie et en Egypte.
Première cristallerie en Europe et plus ancienne de France, Saint-Louis est aussi connue sous le nom de " la vieille dame ". Synonyme de bon goût français, elle innove et précède les modes.
À Portieux, la cristallerie est détentrice de trois siècles de savoir-faire, hérité de plusieurs générations de maîtres-verriers.
À Vannes-le-Châtel, plate-forme verrière, on fabrique du cristal de Sèvres et Daum. Et dans les Vosges, trois sites verriers évoquent encore un riche passé et un haut-lieu de l'art verrier lorrain : Lichecourt, Clairey et La Planchotte
La route du Cristal en Lorraine est une ballade sous le signe de l'art, du rêve et du prestige et laisse ainsi une image raffinée de la Lorraine dans le monde entier ! |
|
|
|
|
Découvrez les autres régions de France :
Paris - Midi-Pyrénées - Bretagne - Champagne-Ardennes - Lorraine - Alsace - Provence - Rhône-Alpes - Aquitaine - Riviera
Networkcouncil
10, rue de Nancy 75010 Paris
Tél : 33 1 42 02 92 00 - Fax : 33 1 42 02 92 43 - Contactez-nous
|
|
|